Sablier - J-7

Un quart d'heure, une demi-heure depuis que j'essaie de décider ce qui a été le moment le plus important de cette journée du 9 mai 2015.

C'était le J-7, une semaine jour pour jour, du vernissage de l'exposition inaugurale de la Galerie cachée. Pardon, je sais que vous savez mais j'aime l'écrire..

L'événement est donc que le site internet de la galerie soit en ligne. Frisson. Les Figures des Couverts de Mirepoix font « OOPS » en page d'accueil mais le site est un peu caché encore.

La Galerie a ses pudeurs. Volontaires ou pas. En l'occurrence, ce sont les moteurs de recherche dont Yahoo qui mettent du temps à répertorier les nouveaux sites comme me l'a appris le maestro Tim Akeroyd.

Sur Yahoo ou Firefox il faut rechercher Galerie cachée Mirepoix. Vous y accèderez mais pas forcément par la grande porte.

Cliquez, amis, cliquez puis naviguez.

Vous verrez que le site n'est pas tout à fait terminé. Il manque des photos, pardon Manon, pardon Tristan. Elles seront intégrées avant le vernissage. Et nous ajouterons un blog. N'est-ce pas Tim ? Un autre grand merci à toi.

De hoc alias, comme disait Cicéron, et j'ai passé des heures sur ces trois mots il y a un certain temps.

L'arrivée du site est un bel événement comme celle des projecteurs, des oeuvres presque toutes rassemblées, des catalogues, des invitations cartes de visite papier avec en prime les invitations calibrées internet.

Le sablier pourtant ne se résume pas à un site internet.

Il a fait une pause ce matin pour le Challenge Paul Fines.

Cérémonie de respect aux écoles de rugby, à celle de l'Union athlétique saverdunoise (UAS) en particulier, à mes rêves d'enfant en rouge et noir, aux amitiés qui restent, renaissent ou renaîtront. A mon grand-père surtout.

Une autre tombe. Chut. Personnel. Très.

C'était, vous l'avez deviné, un autre grand moment de la journée, familial et d'amitiés.

Il y a eu ensuite le voyage à trois voitures pour transporter des œuvres, des sacs de chemises, culottes et pantalons d'un déménagement artisanal et atrophié de Paris à Saverdun et de Saverdun à Mirepoix.

Merci Alain, Adriana, Paul. Ce fut fraternel et plein de soutien.

Il y eut encore l'apparition derrière une colonne des Couverts de Mirepoix de l'ami Tristan Rà. Plein d'enthousiasme et d'encouragements intelligents et nuancés comme toujours. C'est rare.

Il venait apporter des œuvres confiées à la Galerie.Il me tarde de les démailloter, de les revoir comme celles de tous les artistes fondateursde la Galerie et d'aider à l'accrochage. Le premier.

Dernier épisode. Minuit est passé avec lui le 9 mai. Le J-7.

Au pied de notre mobil home coule le Beal, ruisseau devenu canal et redevenu ruisseau en bordure de notre future maison.

Depuis la tombée de la nuit et même avant se déroule une étrange compétition

Il y a le camp des oiseaux conduit par les merles – je connais leur chant moqueur et le temps des cerises approche. Leurs alliés sont plus chanteurs que revendicateurs, il me semble. Qui sont-ils? Je n'ai pas été présenté.

Dans l'autre camp ; il y a les grenouilles et leur inlassable Bre ke ke kex koax koax. J'ai connu ce chant dans une vie précédente grâce à Aristophane. Il est toujours le même.

Bre ke ke kex koax koax…. Ecoutez, essayez.

Et si c'était le grand moment de la journée ? Peu importe.

Surtout, surtout, prenez soin de vous.

Jean-Paul