Sablier - J-8

Grande nouvelle, les acacias sont en fleurs. Je m'en suis aperçu dans mes errances galeristes.

Sans doute l'étaient-ils depuis plusieurs jours mais mes routes ne les avaient pas longés. Et quand les acacias sont en fleurs en Ariège c'est le parfum du monde qui change.

Et puis les abeilles sont heureuses. Goûtez au miel d'acacia et vous comprendrez.

Rappelez- moi aussi de vous parler un jour de « l'arbre aux abeilles ». Il y en aura un dans le jardin de notre future maison.

Et non je ne vous citerai pas la phrase vraie ou apocryphe ou fausse d'Einstein sur les abeilles.

Nous étions donc, nous sommes encore le 8 mai. J-9 avant le vernissage. Vous savez maintenant de quoi. ,

Jour férié. Réveil fainéant. Au moins trois snooze de 15 minutes sur le téléphone portable. Les hagiographes de mon œuvre au XXIIIème siècle analyseront et commenteront ce fait implacable et révélateur.

Réveil tardif donc. Il se paiera en fin de journée.

Rendez-vous devant la Galerie avec le graphiste de la « Boîte aux lettre » (et oui, sans S) qui va orner la devanture de la Galerie.

Discussion avec la libraire et voisine. Nous sommes à Mirepoix et les Couverts sont conviviaux.

Départ pour le Carla-Bayle. Vous ai-je dit qu'il faisait beau. « Belle journée de printemps anglais », a dit Jill.

Faux, il n'a pas plus et les conservateurs ont eu la majorité absolue.

Pour une fois nous n'allions pas au Carla pour voir des artistes mais pour déjeuner, à l'Auberge Pierre Bayle dont le maestro, Fernand de Oliveira, sera le traiteur du vernissage le 16 mai. Avant de discuter du programme de la soirée nous avons savouré. Retenez l'adresse et ceux qui viendront au vernissage découvriront un délicat complément aux œuvres d'art.

Œuvres d'art, difficile de passer une journée sans elles. Nous sommes allés en chercher cinq à Rieux-Volvestre. Cinq céramiques de Sylvian Meschia qui a accepté d'enrichir la Galerie cachée de fruits de son talent.

Discussion toujours vraie avec Sylvian. Emmaillotage des œuvres. La route de nouveau. Et les acacias.

Un record nous attendait : 45 minutes chrono pour acheter le coin cuisine de la Galerie cachée au Conforama de Pamiers. Jill était d'humeur Nabi. Vous verrez. Nous avons même réussi à retarder de dix minutes la fermeture du magasin à 19h00 alors que nous étions les seuls clients de fin du 8 mai.

La course toujours. Retour à la voiture et au nitty-gritty des Anglais.

Le sablier s'écoule. Les magasins ont fermé. Le frigo du mobile home a quelques réserves mais l'envie de cuisiner est partie au fil des kilomètres.

Take away chinois à la mirapicienne. Je vous passe les commentaires. Vin rosé. Un fond de whisky irlandais. Téléphones portables et ordinateurs. Le soleil est couché. J'écris à la bougie.

Ainsi va la vie des apprentis galeristes.

Prenez soin de vous

Jean-Paul