Sablier - J-11

Les jours passent, les heures coulent. Sans surprise. C'est un sablier.

Le voyage du grand départ est achevé. Le camion a été remisé au fond du fond d'un secteur industriel, pimpant mais sans âme de Blagnac, loin de l'aéroport à la proximité promise des bus, tramways et taxis pour la gare de Toulouse où on tue les bœufs (Matabiau) et on prend des trains pour la profondeur de la province comme l'Ariège.

Un remake de l'aller de prise en charge à Bondy…

Gare à Rent and Drop.

Tours en rond dans une zone oubliée des GPS. Restitution du camion. La jeune femme était banale, de peu de mots et de peu d'efficacité. Marche à pied aveugle. Vent d'autan. Taxi pour finir. Train.

Avant il y avait eu un vendredi de 1er mai de travailleur en déroute. Le chargement du camion rue Choron. La tension des sangles autour des tableaux et sculptures. Le rechargement en bas de la rue Rodier avec les sacs personnels pour le bled.

La route. Zen d'abord malgré les vitesses qui grincent, les dimensions de l'engin à maîtriser, la vision limitée aux rétroviseurs de côté pendant la traversée de Paris.

La pluie battante. Un bouchon. La pluie, la pluie. Une belle escale juste au sud de Limoges. Bon repas, nuit calme.

Le lendemain, route plus sereine jusqu'à l'Ariège. Saverdun.

Le sablier continue à s'égrener de ping-pong sur téléphone portable en rassemblement d'œuvres d'art pour la Galerie caché. Place au sud-ouest. C'était un dimanche puis un lundi. Paris et le camion ont glissé au rang de souvenirs.

Mardi vient de commencer. Ce sera un autre jour. Il y aura d'autres nouvelles. Patientez un peu, amis. L'aventure continue.

Et surtout, surtout, prenez soin de vous.

Jean-Paul