Truphemus ou le mystère de l'intime

 Truphémus, peintre de l’intime et de la discrétion, de la pudeur, d’une éternelle brume qui mène  de la réalité à une abstraction rêveuse, a abandonné sa palette toute en douceur et en nuances. Il a quitté ses personnages indéfinis dans des scènes de bistrots et de bouchons lyonnais. C'était le vendredi 8 septembre et bien faible en a été l'écho.

Optimized la belle servanteLa belle servante - 453 x 451 - 

Provincial, enraciné à Lyon et dansles Cévennes, toujours fidèle à une lignée de peintres qu’avait incarnée avant lui Pierre Bonnard auquel il avait dédié son œuvre, il allait avoir 95 ans.
Un autre peintre, d’une autre école, d’une autre génération, l’inquiétant et pour certains sulfureux Balthus, lui avait adressé un magnifique hommage dans une lettre datée de 1986.
"Vous appartenez à une espèce en voie de disparition ! Vous voyez en peintre. Et vous vivez à travers votre peinture. Vous appartenez à la lignée de Morandi et certains de vos paysages me font penser à Giacometti - tout en étant essentiellement Truphémus - c'est-à-dire unique. Sachez tout de même que je vous suis reconnaissant d'être vous" », écrivait-il.
Que dire de plus sinon vous conseiller d’aller voir ses œuvres.