La Galerie cachée... Acte deux

La transition sera douce. Sans tapage. Sans vernissage. Le blog va devenir dominant. Il parlera de peinture, de sculpture, de dessin, de céramique, de gravure, bien sûr. Mais sa palette va échapper au cadre des Couverts. Il va s’ouvrir à la littérature, à la musique. Il proposera des rendez-vous, tentera de vous entraîner sur des chemins plus ou moins secrets.

Par amitié pour les artistes qui ont participé à l’aventure de la Galerie cachée et en témoignage de tous les espoirs que Jill et moi avons portés et essayé de faire vivre, le site va conserver les archives des expositions et du blog de l’épisode fondateur. Le virtuel est aussi garant de vie éternelle. Peut-être.

L’ami Tim Akeroyd reste aux commandes du numérique et de la mise en page. Evidemment. Sans lui, la première version du site n’aurait jamais vu le jour et grâce à lui la fin de cette aventure n’aura été qu’une petite mort sous le regard des mystérieuses «Figures» de la Maison des Consuls.

C’était donc un lundi. Un soir de marché. Jour de vie de Mirepoix en toute saison. Drôle de jour pour une cérémonie d’adieux. Quelques amis vinrent à la nuit tombante. Ils franchirent le seuil du 8 place du maréchal Leclerc. A l’intérieur, les dernières lueurs des projecteurs caressaient les œuvres de la «Rétrospective 2015-2016». Des mots amicaux furent dits. Quelques bises claquèrent. Quelques verres se vidèrent. Le rideau de fer tomba. Comptable, notaire, repreneur ont fait leur œuvre. Des bouteilles de vin et des assiettes de charcuterie et de fromage ont pris possession des lieux. Qu’importe. Le passage de Galerie à bar à vin n’est qu’un bien modeste instant de l’histoire de Mirepoix. La Galerie avait bien succédé à un salon de coiffure.

« De hoc alias » comme écrivit Cicéron. Les renouveaux succèdent naturellement aux petites morts dans les miroirs aux alouettes.

Le cadre de la nouvelle aventure est en place. Elle débutera sur une visite de la rétrospective de l’œuvre de David Hockney, temps fort de 2017 à Londres, Paris et New York. Quelques brèves tenteront aussi de titiller vos papilles artistiques plus localement et plus prosaïquement J’espère que vous serez quelques-uns à suivre l’aventure de la Galerie virtuelle et à y participer.

Prenez soin de vous.
Jean-Paul Couret