Décrochage, accrochage

Accrochage, décrochage vont se télescoper ces jours-ci à Mirepoix.

La belle exposition « Figures tremblées n’a plus que quatre jours pour célébrer le dialogue entre les peintures de Christian Perrier et les céramiques de Manon Berthellot d’ici le décrochage prévu mardi sous les Couverts.

        

                                           

 

Le succès a été réel et pas seulement d’estime. Si le nombre des visiteurs a diminué sans doute à cause de l’arrivée de l’automne, ils étaient plus intéressés et plus ouverts que les touristes de l’été qui ne se préoccupent souvent que de cartes postales, souvenirs et terrasses des bars et restaurants.
Ainsi va la saison et comme m’a dit à mon arrivée un de mes voisins, « il ne faut jamais oublier que l’été est court à Mirepoix et que l’hiver est long ».
Les deux derniers jours viennent de rappeler que l’automne aussi peut être maussade avec une pluie ininterrompue et un ciel bas et gris.
Ce temps n’a guère aidé les préparatifs de la Fête de la Pomme qui clôture depuis 19 ans la saison des fêtes, festivals et animations à Mirepoix au moment où les hirondelles prennent leur envol.
Alors se déroule l’accrochage qui va évidemment précéder le décrochage. Commerçant ou bénévole, les petites mains mirapiciennes vont passer des heures à couvrir des structures métalliques de pommes accrochées à des grillages par des élastiques.
Le travail est fastidieux, le plaisir dur à atteindre sur certaines structures à la hauteur décourageante. Ils sont encore plus fastidieux et encore plus dur à atteindre quand l’automne a lancé son offensive et que la pluie et les rafales de vent rendent les doigts gourds.

                                                 



La course contre le temps sera gagnée tard ce soir mais le retour du soleil est annoncé pour samedi.

La Galerie n’a pas de ces problèmes calfeutrée sous les Couverts. Il lui reste à surmonter les difficiles périodes de fin d’exposition quand menacent la nostalgie, le regret, le doute, la peur des murs blancs.

Après viendront le temps du repos et celui de la réflexion. Et puis, qui sait ?, un nouvel élan ? Un hivernage ? Une hibernation ?
Prenez soin de vous.